Dans Le Coeur Des Dragons

C'est une histoire bien particulière que je m'en vais vous conter aujourd'hui...
A la manière d'une plume postale je suis chargée de délivrer un message précieux.
C'est l'histoire d'une amitié, l'amitié d'une vie.
De celles qui vous restent gravées dans le cœur malgré les années qui passent, la pluie qui tombe sur vos fenêtres et les cicatrices qui abiment le corps...

Alison m'a contactée un matin de juillet.
Ce n'est pas quelqu'un qui se confie, ce n'est pas quelqu'un qui d'ordinaire parle de ses faiblesses, non.
Alison c'est un caillou, un roc, une femme de 31 ans qui a eu son lot de malchances.
Difficile de dire merci avec émotion, difficile de dire "je t'aime", difficile de dire pardon lorsqu'on a comme elle, un "cœur de dragon".
Pourtant elle aime Alison, elle est attachante aussi, mais elle n'a jamais su comment faire voilà tout...
Alors ce fameux matin de juillet elle s'est enfin décidée à m'écrire, moi "Jolie Plume" comme elle m'appelle affectueusement.
Avec courage elle a laissé sa fierté de côté pour me parler de son amie de toujours, Marion.
Marion c'est sa lumière, son phare, son pilier.
Depuis toutes petites elles rient ensembles, elles affrontent les épreuves de la vie main dans la main.
Sans le sourire de Marion le monde d'Alison ne tournerait plus de la même façon, ne tournerait plus du tout d'ailleurs...
Hacène a dit "La meilleure amitié est celle qui voyage avec nous de l'enfance à la vieillesse", c'est de cette amitié là dont je veux vous parler aujourd'hui.

Alors pour la délivrance d'Alison et pour le sourire de Marion,
Voici mesdames et messieurs, le mystérieux secret que renferme le Cœur Des Dragons...❤

Alison est née à Lille en 1987.
A six ans elle déménage pour une nouvelle vie dans le sud-ouest avec ses parents boulangers.
Ils rachètent une petite boulangerie dans le village de Barbaste, à côté de l'église.
Les gens sont gentils, le soleil brille dans les fenêtres, les jours sont heureux.
Alison il est vrai, détonne un peu à l'école avec ses cheveux blonds pâles et sa peau sans bronzage mais elle s'adapte vite à la vie locale.
Ses parents emploient Danielle, la maman de Marion, comme porteuse de pain.
Travailleuse exemplaire, Danielle commence ses journées très tôt le matin.
A l'époque les parents d'Alison, de bons employeurs, lui proposent d'emmener sa petite fille Marion à la boulangerie le temps que l'école ouvre ses portes.
Alors âgée de cinq ans, il semble évident que la petite s'entendrait bien avec leur fille...
Et c'est ainsi que la belle amitié commença, dans les coulisses d'une boulangerie de village, avec la bonne odeur des chocolatines et du pain qui croustille!
Partageant tous les moments, les grandes rigolades comme les petites gastro-entérites...
Deux sœurs inséparables et inséparées.

Les années passèrent et Alison devient rapidement un feu d'artifice au caractère bien trempé, Marion elle reste une jeune fille raisonnable et posée.
Ces deux-là se complètent naturellement.
A 14 ans tous les samedis, Alison transporte sur son scooter jaune sa sœur de cœur dans les rues d'Agen. Là-bas elles rient aux éclats, déambulent dans les magasins et vivent avec insouciance ces belles années qui passent trop vite.
Depuis le collège elles sont séparées dans deux établissements distincts : Alison est scolarisée au pensionnat de Lectoure et Marion au collège public de Lavardac.
Elles vivent assez mal cette séparation.
Chacune se constitue un groupe de camarades avec des horizons différents...
C'est ainsi qu'Alison commence à fréquenter une certaine Marjorie, elles ont d'ailleurs un peu le même caractère explosif et s'accordent à défier ensembles l'autorité du pensionnat.
Les visites de Marion se font plus rares.
C'est aussi l'époque des premiers flirts, des mauvais garçons qui brisent les cœurs et des sorties en discothèque... Une vie classique d'adolescente me direz-vous?

Et puis un jour, sans prévenir, la vie décide parfois de vous envoyer ses foudres...
Le 17 juin 2001, un dimanche.
Alison est heureuse, elle s'apprête à aller voir la comédie musicale la plus célèbre du moment, "Les 10 commandements".
Toute la maison est en effervescence, ses parents sont presque prêts, le départ pour Bordeaux est annoncé dans une heure.
Alison a rendez-vous avec Marjorie devant la boulangerie, histoire de discuter quelques minutes sur le sujet brûlant de la semaine: sa rupture avec un certain Florian.
Discussion évidement essentielle dans la tête des deux adolescentes.

Après avoir promis à sa mère Sylvie de ne pas trop tarder dans les bavardages, Alison descend les escaliers à la hâte et pousse la porte de la boulangerie.
Il est 15h50.
Assisses toutes les deux sur le trottoir, les deux jeunes filles discutent sérieusement des nouveaux rebondissements de "l'affaire Florian".
C'est alors qu'une Renault 21 bleue marine s'arrête au stop, face à la boulangerie.
Les adolescentes n'y prêtent pas attention, ce n'est qu'une voiture qui passe.
A son bord un couple et leurs trois enfants.
La voiture redémarre et entreprend de tourner à gauche, dans la direction de la boulangerie.
C'est alors que sous ce joli soleil de juin, alors que tout était si doux et pour une raison encore aujourd'hui inconnue,
La Renault 21 bleue marine sortie brusquement de la route, grimpant sur le trottoir où étaient assises Marjorie et Alison, percute cette dernière de pleins fouets.

Marjorie qui a eu le réflexe et une fraction de seconde de plus pour se redresser assiste impuissante à la scène.
Alison, assise en tailleur est violement percutée par le parechoc avant de la voiture.
La nuque est touchée en premier, elle perd immédiatement connaissance.
Dans sa folle course la Renault 21 continue d'avancer, trainant la malheureuse sur plusieurs mètres.
Les hurlements de Marjorie alertent les parents d'Alison qui se précipitent aux fenêtres de l'étage.
Le corps inerte est bloqué sous les roues.
Le bassin est écrasé, la peau brûlée par le liquide de refroidissement qui coule sur le sol.
Mais Alison est déjà loin, elle parle avec son grand-père Pépé Michel, décédé bien des années plus tôt...
Elle n'a pas mal à ce moment-là et voudrait rester ici avec lui.
Mais Pépé Michel lui dit que ce n'est pas son heure, qu'il est temps d'y retourner et qu'elle a encore "des choses à faire".
Alors sans explication vraiment logique à ce qu'il vient de se passer, Alison "revient" donc à la vie.

La douleur est insoutenable, sa mère horrifiée est en train de la gifler pour la réveiller.
Son père entreprend de soulever la voiture avec quelques voisins encore sous le choc.
Le conducteur paniqué a pris la fuite à pied avec sa femme et ses enfants, ils seront rattrapés par les gendarmes quelques rues plus loin...
Plus tard, il expliquera l'accident en évoquant une direction avant défectueuse.
Les pompiers de Nérac et ceux de Lavardac sont mobilisées pour prendre en charge les deux jeunes filles.
Marjorie est choquée mais s'en sortira avec une entorse du genou.
Tout ce petit monde prend donc la direction de l'hôpital d'Agen, à leur arrivée les gens parleront de "vrai miracle".
Malgré les craintes des pompiers, Alison n'est pas paralysée.
Son bassin et son péroné sont fracturé et ses brûlures ont fait pas mal de dégâts.
Elle sera admise en soins intensifs pour cinq jours.

Sa mère ferme la boulangerie tous les après-midi pour pouvoir lui rendre visite.
La nouvelle fait rapidement le tour du village et les habitants ont pris pour habitude de demander quotidiennement des nouvelles en plus du pain et des pâtisseries.
Certains font même livrer des gerbes de fleurs et des condoléances à la boulangerie, croyant à tort que la malheureuse à "passé l'arme à gauche" comme on dit...

De son côté Alison ne tient pas en place, d'un caractère volcanique elle s'empresse de lancer des flammes et des regards furibonds à tous ceux qui s'approchent de trop près.
Elle ne supporte pas d'être enfermée dans cette chambre d'hôpital.
Elle veut marcher, vite, et sans avoir à en demander la permission.
Elle sait bien qu'elle n'est pas aimable avec les autres, agressive avec ceux qui lui tendent la main, mais n'a t-elle pas le droit d'en vouloir à la Terre entière à ce moment-là?

La semaine parut une éternité pour Alison même si les visites s'enchainent à son chevet.
Marjorie fut elle rapatriée chez son père à Bordeaux dès le lendemain de l'accident.
Au bout des cinq jours d'hospitalisation deux bonnes nouvelles vinrent dissiper un peu le brouillard de son quotidien : la première visite de Marion et l'accord du médecin pour un fauteuil roulant (sous conditions).
Il veut qu'elle accepte de faire soigner ses brûlures.
Les cloques sont principalement situées à l'aine et sont extrêmement douloureuses.
Alison fini par accepter, consciente que c'est sa seule chance de rentrer rapidement chez elle.
Encore aujourd'hui elle a du mal à regarder ces cicatrices mais refuse de les faire disparaître, elles font maintenant parties d'elle comme des tâches d'encre qui racontent son histoire.

Il est temps de rentrer à la boulangerie!
D'abord pour montrer à tout le monde qu'elle est toujours vivante et puis aussi pour être en permanence avec Marion qui lui rend visite tous les jours.
C'est désormais les vacances d'été, Marion reste même dormir certains soirs.
Pourtant Alison qui n'accepte toujours pas son état est d'une humeur massacrante!
Elle s'en prend quotidiennement à son amie qui reste malgré tout à ses côté sans sourciller.
Les infirmières viennent à la maison faire les soins, les cloques ne sont pas jolies, les plaies grandissent...
Mais petit à petit Alison réapprend à marcher.
En septembre c'est la délivrance, elle est complètement sortie d'affaire malgré la douleur toujours présente.
Et puis il y a le reste aussi...
Les cauchemars, les flashbacks de l'accident et les crises d'angoisse du soir.
Alison ne dit rien, et puis de toute façon comme dit son père, "les psys c'est pour les fous!"...

Beaucoup de secrets peupleront son cœur de dragon désormais, comme le fait qu'elle ait du mal à se retenir d'uriner suite à l'accident (pas facile à dire lorsqu'on est adolescente), les douleurs, le traumatisme...
Elle ne parlera pas non plus de toutes ses crises d'anxiété, même à Marion.
Alison se rend compte que si elle ne dit rien personne ne lui pose de questions embarrassantes, et cela lui va très bien.
Affichant un sourire systématique et un humour calfeutrant, elle commence ainsi le grand rôle de sa vie, celui de la fille forte qui ne dira jamais ce qui ne va pas et qui, dans le secret le mieux gardé du Monde, en pleurera quasiment toutes les nuits.

Le reste de son année se passe doucement.
Elle a 15 ans et un bon matin ses parents lui annoncent qu'ils vont vendre la boulangerie pour habiter à Condom (à 30 kms de là). C'est le choc.
Alison le vit très mal et commence à changer de comportement, en rébellion permanente.
Le déménagement est prévu pour le 21 juin 2002.

Ce jour là il fait beau, Alison est chargée d'ouvrir le convoi des camions de déménagement avec son fameux scooter jaune.
Ses parents ont du rester au travail, des amis se chargent donc du transport des affaires.
Elle passe donc la première et connaît bien la route et ses 30 kms qui séparent son ancienne vie de la nouvelle.
Toujours dans sa phase "rébellion" Alison n'a pas écouté les conseils de son père sur l'équipement qu'elle devrait porter pour rouler ce jour-là.
Pourtant Laurent, motard aguerrit, connaît bien les risques de la route et la vulnérabilité de ceux qui ne portent pas de protection...
Qu'importe, Alison du haut de ses 15 ans roule tranquillement avec pour seule armure son maigre casque noir.

Les camions la suivent, tel un cortège du 14 juillet.
L'air est agréable et les vacances d'été seront bientôt là.
Il semble qu'il y ait un mariage dans le coin, elle croit entendre le son des klaxons, peut-être qu'elle aussi enfilera un jour une belle robe blanche et rencontrera un...
...
Le choc est fracassant. Le scooter pulvérisé.
Quelques cris, des gens sous le choc.
Alison est projetée en l'air, percutée de plein fouet par une voiture qui a grillé le cédez-le passage.
En une fraction de seconde tout a basculé.
Elle perd connaissance un court instant sous la violence du choc et de l'atterrissage.
Pépé Michel n'est pas venu la voir ce coup-ci.
Lorsqu'elle revient à elle ses premières larmes sont pour son scooter qu'elle aimait tant, devenu un tas de tôles froissées et irrécupérable.
Son bras droit pend comme une poupée de chiffon, atteint de multiples fractures.
Le péroné, qui pourtant c'était bien remis de l'accident de l'année passée, c'est refracturé.
Alison sait ce qui l'attend...
Les pompiers la transportent à l'hôpital d'Agen où, acharnement du sort ou pur hasard, elle sera admise dans la même chambre que pour l'accident précédent.
Les amis préviennent son père par téléphone qui décide de ne rien dire dans l'immédiat à son épouse, déjà bien éprouvée par l'année passée.
Alison est opérée mais cette fois pas d'urgence vitale.

Le retour à la maison est difficile.
Ses parents travaillent beaucoup, elle ne peut rien faire seule.
C'est Marion, son amie fidèle qui se propose de rester auprès d'elle.
Sacrifiant une nouvelle fois ses vacances d'été, dévouée et tellement patiente.
Alison ne décolère pas et a du mal à accepter ce deuxième coup de massue dans sa vie.
Marion va la laver, l'habiller, l'aider à manger, l'accompagnant même au toilettes pour faire pipi, veillant sur elle comme sa propre sœur.
Et cela malgré les coups de colère, les sautes d'humeur et les remarques blessantes de son amie meurtrie.
Pourquoi s'en prendre à Marion? Alison n'en sait rien, elle ne le fait même pas exprès...
Elle est si en colère qu'elle ne sait même pas comment le dire, comment parler de ce qu'elle ressent.
Et puis à quoi bon le dire? A quoi bon l'expliquer? Mieux vaut se taire et attendre ce soir pour pleurer en secret...

Sa convalescence dure un mois et demi.
Alison va mieux, Marion peut désormais rentrer chez elle.
Malheureusement c'est elle qui aura un léger accident sur le chemin du retour, rien de grave mais Alison vit très mal le fait de ne pas pouvoir aider son amie...
Encore immobilisée à la maison elle ne peut rendre visite à Marion.

Les vacances sont finies, la rentrée se passe.
Cette année-là un nouveau secret s'ajoutera à la liste: le harcèlement scolaire.
Elle n'en parlera à personne, nourrissant encore une fois son pauvre cœur de dragon d'une souffrance supplémentaire.
Vivant dans le secret des gens méchants et des insultes gratuites.
Alison ne veut pas qu'on la plaigne, elle refuse qu'on la considère comme une victime.
Ses notes s'effondrent, le redoublement est prononcé.
Préférant se faire punir par ses parents pour son échec scolaire que pour les vraies raisons de sa chute, elle ne dira jamais la vérité.
Marion est à ce moment-là sa bulle d'oxygène.
Elles se voient tous les week-end et connaissent les fameux blues du dimanche soir.
Alison ne veut pas le voir mais malgré le sourire qu'elle affiche, son âme sombre lentement dans la dépression...

Et puis le temps passe, toutes les deux feront leurs études chacune de leurs côtés mais garderont toujours un contact permanent.
Elles rencontrent d'autres personnes, vivent des histoires d'amour.
Puis Alison part pour des raisons professionnelles à l'autre bout de la France, près des côtes bretonnes.
Petit à petit et dans le secret le plus total elle développe au fil des années une angoisse féroce qui la ronge de l'intérieur.
Surprotégeant Marion jusqu'à l'étouffement, elle est terrorisée à l'idée qu'il puisse lui arriver quelque chose.
Une peur panique qui la pousse parfois à faire des choses invraisemblables comme de lui interdire de fumer ou bien de boire de l'alcool!
Cette angoisse viscérale semble s'empirer avec le temps au fil des accidents (car oui, Alison en a eu d'autres) mais elle n'en a jamais parlé.
Comme une maladie, elle pense sans cesse à ce qui pourrait se passer si sa lumière, son pilier n'était plus là.
L'idée même que Marion puisse souffrir lui est insupportable.
Incapable de sortir cette souffrance de son cœur, Alison laisse le temps passer, avec toujours l'angoisse du lendemain...

Aujourd'hui son cœur dragon n'a plus assez de place pour contenir la longue liste de ses secrets.
Suffoquant, étouffé par la peur de dire les choses qui la rendent fragiles.
Pire encore, désormais elle s'en veut...
Car il y a peu, de gros problèmes financiers l'ont empêchée de traverser la France pour les 25 ans surprise de Marion.
Une carte bancaire bloquée, Alison seule face à cette pompe à essence qui refusait de lui donner le précieux carburant qui la séparait de sa meilleure amie...
Trop honteuse de raconter ses problèmes, Alison a gardé le silence.
Comme au temps du collège, elle a préféré garder la vérité pour elle.
Marion qui a cru que son amie n'avait pas envie de la voir l'attendit pourtant toute la soirée...
Déçue et trahie, cet anniversaire gardera pour elle un goût amer.
Pourtant elle aurait pu téléphoner, expliquer la chose.
Marion aurait compris c'est certain, d'autres lui auraient même avancé l'argent...

Mais voilà messieurs dame, voilà le secret et la malédiction que renferme le triste cœur des dragons.
Une peur panique d'être jugée, de devoir répondre aux questions, de se sentir vulnérable tout simplement.
Un piège vieux comme le Monde qui finit par ne plus vous donner la force de parler à qui que ce soit de vos problèmes et de vos peines.
Il vous enferme, vous puni dans votre propre corps.
Vous condamnant au silence et à la solitude profonde...

Mais Alison en ce matin de juillet a décidé de ne plus souffrir et de ne plus faire souffrir les autres!
Elle veut arrêter de vivre dans la souffrance!
Alors moi, "Jolie Plume" je veux bien parler pour toi, raconter au Monde ton histoire et libérer ton cœur.
Dire à cette Marion que tu l'aimes pour toujours et qu'elle est ton rayon de soleil.
Que tu lui demande pardon, pardon pour toutes ces choses que tu as pu lui dire autrefois et toutes celles que tu n'as pas su lui dire aujourd'hui.
Que tu vas aller mieux maintenant et qu'il faut qu'elle comprenne qu'elle sera toujours ta "Bibi" quoi qu'il se passe...

Et puis tu sais ma Alison, il y a bien longtemps Pépé Michel t'avais dit "tu as encore des choses à faire", alors lances toi.
N'aie plus peur de toutes ces choses que tu as à dire, à vivre ou à aimer.
Et puis tu sais même les dragons ont le droit de pleurer, de dire pardon et d'accepter les blessures...

Alors ma très chère Alison, laisse brûler cette liste des secrets oubliés et regarde devant toi.
Le ciel sera beau, tu verras... ❤




"A Marion, à Alison, et à toutes ces amitiés qui ne se lâcheront jamais la main quoi qu'il arrive..."











Commentaires

  1. C est juste magnifique. Une amitié réelle c est tellement rare...

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  2. Magnifique comme toujours, quel talent ! Tu nous emporte avec ta plume, quelle belle promenade...

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  3. Excellent comme toujours,tu excelle!!!!!Tu nous ballade dans cette belle histoire d'enfance où on a l'impression d'y retomber nous même dans notre enfance.Continue belle romancière tu as trouvé ta voie,c'est sûr……...Valentine bleu,l'enchanteresse…...

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  4. On ressent cette amitié si forte et cette culpabilité de Alison ! Espérons que Marion lui ait pardonné ��

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